MAGNIFICAT Écouter, prier, soutenir ACCOMPAGNER LE DEUIL Consoler et espérer avec le Christ
« Ni le présent, ni l’avenir, ni la mort, ni la vie, rien ne pourra nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur. » Prenons appui sur cet amour et prions avec con ance celui qui n’abandonne aucun de ses enfants. Dans l’espérance chrétienne, 222.
Accompagner le deuil Consoler et espérer avec le Christ Prier, accompagner et soutenir Magnificat
Direction de la rédaction : Pierre-Marie Varennes Directeur adjoint de la rédaction : Romain Lizé Rédacteur en chef et « questions pratiques » : David Gabillet Rédactrice en chef adjointe : Marie-Laure Martin Saint-Léon Éditrice : Gabrielle Charaudeau Assistante d’édition : Lou Trullard Auteur : Père Arnaud Toury Conception graphique de la couverture : Mathilde Corre Conception et réalisation graphique de l’intérieur : Nicolas Chevalier (Studiolivre) Iconographe : Isabelle Mascaras Relectrice : Lucie de La Rivière Fabrication : Thierry Dubus, Maëlle Le Guen-Lamande et Alice De Sousa © Libreria Editrice Vaticana pour les textes du magistère. © AELF Paris, 2026, pour les textes liturgiques et bibliques. © Magnificat SAS, 2026, pour l’ensemble de l’ouvrage. Tous droits réservés pour tous pays. ISBN : 9782384040292 MDS : MT40292 N° d’édition : 26L0050. Dépôt légal : avril 2026. Achevé d’imprimer en mars 2026, en Italie, par Lego. Cet ouvrage est imprimé sur du papier issu de forêts gérées durablement, certifiées FSC®, et avec des encres à base végétale. N° autorisation SECLI : en attente Ce livre ne peut être reproduit ni utilisé à des fins d’entraînement de systèmes d’intelligence artificielle. La fouille de textes et de données est interdite conformément à l’article 4(3) de la Directive (UE) 2019/790. Magnificat SAS 57, rue Gaston Tessier, CS 50061, 75166 Paris cedex 19 www.magnificat.fr Tous droits réservés pour tous pays. Couverture : Le Matin de Pâques, Caspar David Friedrich (1774-1840), musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, Espagne. © Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid / Bridgeman Images. Nos remerciements vont à Laure Duhesme et Philippe Desmoulins-Lebeault.
3 Introduction générale Un proche, un ami, un voisin, un membre de la paroisse a été frappé par le deuil. La mort, soudaine ou attendue, a douloureusement plongé cette personne dans l’épreuve du deuil, à la fois commune à tous les êtres humains, et qui pourtant nous blesse tous de façon unique. Ce livre est le complément du Compagnon du deuil, un livret de prières adressé aux personnes endeuillées et qui pourra être remis en particulier à l’issue de la célébration des funérailles, mais aussi à tout autre moment au cours du deuil. Accompagner le deuil s’adresse aux personnes qui, en toute fraternité, ne veulent pas laisser celui ou celle qui vit un deuil dans la solitude d’une épreuve douloureuse, et aux paroisses qui souhaitent mettre en place une pastorale du deuil en complément de la préparation des funérailles. Mais comment faire ? Comment trouver les mots justes pour ne pas blesser davantage ? Comment apporter une présence
4 réconfortante et une aide sans empiéter sur l’intime ? Comment manifester notre affection sans minimiser la douleur ? Au-delà de l’émotion immédiate, accompagner une personne en deuil nous place devant une responsabilité délicate : accueillir la souffrance de l’autre sans la fuir, respecter son cheminement singulier en compatissant et sans nous dérober, et, pour les disciples du Christ, oser témoigner de l’espérance pascale sans la réduire à un simple moyen d’apaisement psychologique. Bien entendu, nous cherchons à vivre une écoute active, à respecter l’expression de la souffrance et de la douleur, tout en ayant conscience de nos limites et de nos potentielles maladresses. Le Christ nous prend tels que nous sommes, avec nos faiblesses, et peut-être notre manque d’expérience. Ce livret n’entend pas fournir des solutions toutes faites. Il voudrait plutôt esquisser quelques repères, inviter à une attitude d’écoute patiente et de compassion sincère, et rappeler la source de notre espérance chrétienne capable de traverser la nuit. Car si chaque deuil est unique, le soutien d’un proche, voire d’une communauté fraternelle, et la lumière de l’Évangile peuvent aider à traverser cette épreuve comme un passage vers une vie renouvelée dans l’amour.
5 Accompagner les personnes en deuil : une responsabilité de toute l’Église Dans la plupart des paroisses ou groupements de paroisses, il existe des équipes de personnes engagées dans la pastorale des funérailles. Leur mission ne se limite pas à l’organisation de la célébration ; elle s’étend à un accompagnement humain et spirituel qui se déploie dans le temps. Outre la préparation de la liturgie, elles sont invitées, dans la mesure du possible, à prolonger la relation avec les familles après le temps des funérailles. Cette continuité trouve naturellement sa place à certains moments forts : messes anniversaires, célébration du 2 novembre pour la commémoration des fidèles défunts, bénédiction d’un caveau, prière au cimetière... Proposer ces rendez-vous rituels, dès la préparation des funérailles, c’est ouvrir un chemin : le deuil n’est pas un événement ponctuel, mais un processus. Ces étapes jalonnent le temps et permettent aux familles de percevoir que l’Église ne disparaît pas aussitôt la cérémonie achevée. Dans certaines communautés, des lieux de rencontre fraternelle existent également. Ils offrent aux personnes endeuillées la possibilité de partager leur expérience, d’exprimer librement leurs émotions, de trouver du réconfort dans la parole des autres. Ces espaces de parole sont précieux car ils permettent de
6 rompre l’isolement, souvent l’un des fardeaux les plus lourds du deuil. Les personnes engagées dans ce ministère portent cette mission avec simplicité. Elles offrent leur temps, leur écoute, leur délicatesse. Leur rôle n’est pas de donner des solutions toutes faites ni d’imposer des discours religieux, mais de témoigner, par leur présence ajustée, de la sollicitude de Dieu. À travers un mot discret, un silence respectueux, une prière partagée, elles rendent visible une espérance qui ne s’impose pas, mais qui se propose. Ainsi, l’accompagnement pastoral du deuil ne se résume pas à un service ponctuel. C’est une démarche de fidélité et de compassion qui s’inscrit dans la durée. Les personnes engagées dans ce service deviennent des compagnons de route, témoins d’une Église proche des réalités humaines, capable d’accueillir la souffrance tout en rappelant que la lumière de la résurrection demeure offerte à tous. Elles sont appelées à se former au sein de leur diocèse, et à travailler en équipe.
7 Contenu du présent livret Le préambule décrit le chemin du deuil, avec ses différentes phases possibles : le choc et le déni, la douleur et la colère, le marchandage, la tristesse et la dépression, l’acceptation, la reconstruction et la transformation du lien. On y trouvera également une réflexion sur la portée spirituelle de l’idée même d’un chemin. Dans la première partie est proposé un chemin d’accompagnement, structuré selon la pédagogie du Christ auprès des disciples d’Emmaüs : faire route ensemble ; favoriser l’expression personnelle ; proposer la contemplation de la croix ; offrir des rites de communion ; revenir pour témoigner. La deuxième partie offre un choix de textes bibliques qui peuvent être utiles à différents moments de l’accompagnement et qui éclairent l’expérience du deuil par les Écritures : traverser les ravins de la mort ; contempler le mystère de la croix ; accueillir la Bonne Nouvelle de la résurrection du Christ ; vivre dans l’espérance.
8 Dans la troisième partie sont rassemblées différentes prières à vivre avec les personnes en deuil ou bien pour elles. La quatrième partie invite à vivre en communion avec quelques figures de saints qui ont exprimé la confiance qui a percé au cœur de la douleur de leur deuil. Une prière d’intercession, personnelle ou partagée, pourra s’élever en union avec celles et ceux qui nous ont précédés dans le Royaume. Enfin, en annexe, sont réunis quelques chants et textes à méditer, ainsi que des questions pratiques, qui pourraient soutenir les temps rituels, la rencontre et l’échange avec les personnes endeuillées. ß
Préambule Le processus du deuil Les différentes étapes du deuil
10 Le mot « deuil » vient du latin dolus, qui signifie douleur, affliction. Le deuil est un processus émotionnel, psychologique et parfois aussi physique, qui fait suite à une perte significative, le plus souvent la mort d’un être cher. À l’expression souvent usitée de « faire son deuil », nous préférons celles de « porter le deuil » ou « vivre le deuil » : le deuil n’est pas une tâche à accomplir, qu’on pourrait réaliser en suivant une méthode ; c’est un chemin à parcourir, un processus à vivre comme on le peut, sur une durée plus ou moins longue. Il s’agit de reconnaître la réalité de la perte de l’être cher, de laisser sa douleur s’exprimer et de réapprendre à vivre en son absence pour retrouver un sens à sa vie. Dans la perspective chrétienne, le deuil est à la fois un temps de souffrance humaine et une expérience spirituelle : il ne s’agit pas seulement d’une traversée de l’épreuve de la perte, mais aussi, très souvent, d’une purification de la foi pour trouver, par le renouveau de l’espérance, une vie nouvelle. Les personnes qui portent un deuil éprouvent des états intérieurs communs, que l’on peut appeler les phases du deuil. Ces étapes sont à comprendre comme des points de repère. Tous ne les vivent pas de la même manière, ni dans le même ordre, avec de possibles retours en arrière, mais la reconnaissance de ces phases peut nous aider à accompagner ceux qui les traversent. Ces différentes phases sont vécues de manière
Préambule 11 progressive, sur un temps long. Cependant, il n’est pas rare que le deuil soit plus compliqué, avec des périodes de blocage dans la souffrance. Il peut quelquefois devenir pathologique, s’il se transforme par exemple en une dépression majeure ou s’il conduit à un repli excessif... En ces cas, le recours à l’aide d’un professionnel est indispensable. Voici donc les phases communes du deuil : Le choc et le déni Le choc survient juste après l’annonce du décès. C’est une réaction brutale, souvent physique et émotionnelle. La personne peut se sentir anéantie, figée, comme en état de sidération, être dans une forme d’irréalité : « Ce n’est pas possible » ; « Je n’y crois pas ». Elle peut avoir des réactions très variées : pleurs incontrôlables, mutisme, agitation, ou, au contraire, une apparente froideur émotionnelle. Le corps et l’esprit encaissent une forme de violence. Le déni est un mécanisme de protection inconscient. Il peut durer plusieurs mois. La personne n’intègre pas la réalité de la perte : elle peut parler du défunt au présent, agir comme si rien n’avait changé, et même organiser les obsèques de façon très calme, presque détachée. Ce déni permet à l’esprit de recevoir la réalité progressivement. Il est normal, et souvent temporaire. Il devient problématique seulement s’il persiste longtemps sans évolution.
12 Le choc et le déni permettent d’inscrire la réalité de la perte dans le temps, d’éviter une déstabilisation trop violente et d’amortir la souffrance avant qu’elle ne s’exprime plus clairement dans les phases suivantes. La douleur et la colère Il s’agit d’une étape centrale et bouleversante du processus de deuil. Elle suit souvent la phase de choc et de déni, une fois que la réalité de la perte commence à être réellement ressentie. Cette phase est marquée par une souffrance aiguë, mêlée à une révolte profonde. Elle peut être comparable à une plaie ouverte dans l’âme. La colère fait partie intégrante de cette phase, même si elle est parfois mal comprise : colère contre soi-même (« J’aurais dû faire plus » ; « C’est de ma faute ») ; colère contre les autres (les proches, les soignants, Dieu) ; colère contre le défunt (« Pourquoi m’a-t-il abandonné ? » ; « Pourquoi est-il parti ? ») ; colère contre la vie (sentiment d’injustice, incompréhension du mal). Cette colère est normale. Elle exprime l’intensité du lien et de la perte. Le marchandage Cette phase du deuil est plus intérieure et subtile que les précédentes. La personne commence
Préambule 13 à chercher un sens ou un accord imaginaire pour annuler ou adoucir la perte. Il s’agit d’une tentative de négociation avec soi-même, avec la vie, avec Dieu ou avec le destin, pour revenir en arrière (« Si seulement j’avais fait ceci… ») et éviter de souffrir. La personne endeuillée peut rejouer les derniers moments mentalement : « Et si on avait pris un autre médecin ? » ; « Si j’avais été là… ». Elle peut nourrir des promesses irréalistes : « Si tu reviens, je changerai ma vie », « Seigneur, si tu me donnes un signe, je ferai ceci… ». La personne cherche un sens caché : « Il y a peut-être un message, une raison à sa mort ». Il s’agit d’une tentative de reprendre le contrôle sur le fil de la vie qui lui a brutalement échappé. La tristesse et le vécu dépressif Cette phase est l’une des plus profondes et douloureuses. Elle survient généralement lorsque la personne endeuillée commence à prendre, en même temps, pleinement conscience de la réalité et de la permanence de la perte. À ce stade, les illusions du marchandage s’estompent, et l’individu est confronté à un vide existentiel. Cette phase peut ressembler à une dépression, mais il est important de distinguer une tristesse normale, nécessaire et temporaire, d’une dépression pathologique, qui persiste et paralyse durablement. Sur le plan émotionnel, la personne vit un accablement, un sentiment d’inutilité,
14 de vide intérieur et de grande solitude. Elle se sent profondément remise en question sur le sens de la vie et de la mort. Son comportement peut être marqué par une forme d’isolement social, une perte d’intérêt, des troubles du sommeil ou de l’appétit, une grande fatigue. Si ces symptômes durent plusieurs mois sans amélioration, il peut s’agir d’un deuil compliqué ou d’une dépression clinique nécessitant un accompagnement professionnel. Même si elle est difficile, cette phase est saine et importante. Elle est la condition nécessaire à l’émergence d’une acceptation intérieure. Elle peut ouvrir à une transformation plus profonde. La tristesse n’est pas une faiblesse, mais le reflet de l’amour : on souffre parce qu’on a aimé. L’acceptation La phase d’acceptation ne signifie pas « ne plus être triste » ou « avoir oublié », mais plutôt avoir intégré la réalité de la perte dans sa vie, et être capable de vivre avec. C’est le moment où la personne endeuillée en vient à cesser de lutter intérieurement contre la réalité de la perte. Elle commence à trouver un nouvel équilibre de vie, même sans l’être aimé, et apprend à se tourner doucement vers l’avenir, sans trahir le passé. Une forme de paix intérieure s’installe, souvent discrète, parfois encore fragile. Sur le plan psychologique, la douleur est toujours là, mais moins envahissante. Les souvenirs deviennent
Préambule 15 apaisants. Et la personne recommence à avoir des projets, des envies. Elle peut reparler du défunt avec tendresse, sans effondrement. Elle retrouve donc le goût des relations, de la présence des autres. Elle accepte progressivement que la souffrance fait désormais partie d’elle, mais ne la définit pas. Elle peut parfois trouver un sens à travers la perte, sans le forcer. L’acceptation ne veut pas dire « tourner la page », mais écrire un nouveau chapitre. La reconstruction La phase de reconstruction marque le début d’une nouvelle manière de vivre, transformée par l’expérience de la perte, mais ouverte à la vie, à l’amour, à l’espérance. Ce n’est pas un retour à l’état d’avant, mais une renaissance intérieure. La personne endeuillée commence à réinvestir sa vie, avec un nouveau regard, à redonner du sens à son existence malgré (ou grâce à) l’épreuve traversée. Elle arrive à réconcilier le passé et le présent, sans renier ni fuir l’un ou l’autre. Elle peut dire : « Je continue à vivre, et cette perte m’habite, mais elle ne me détruit plus ». Elle développe une nouvelle capacité à se projeter, à prendre des décisions, à faire des projets. Elle vit dans une meilleure estime d’elle-même, parfois même avec une sagesse nouvelle acquise dans l’épreuve. Elle crée des liens sociaux plus solides et peut s’engager dans des activités nouvelles (professionnelles, bénévoles, créatives…). Elle
16 peut se sentir poussée à s’investir pour d’autres personnes qui traversent une épreuve semblable. La transformation du lien La phase de transformation du lien consiste en une réinvention, un déplacement, une purification de la relation au défunt. La personne lui donne une place intérieure nouvelle, durablement apaisée. Au fil du deuil, le lien avec le défunt change de forme, mais ne disparaît pas. Il passe d’une dimension physique et quotidienne à une dimension spirituelle et symbolique, enracinée dans la mémoire, l’amour, la foi. Il ne s’agit plus désormais d’un lien de présence, mais de profondeur. La personne entretient la relation au défunt à travers des rites personnels (prière, visite au cimetière, photos, objets symboliques…), des gestes de transmission (parler de lui aux enfants, perpétuer ses valeurs…) et une présence intérieure (« Je le sens avec moi, autrement »). Ce lien transformé devient souvent source de force, de paix, de maturité. Ainsi le deuil n’efface pas, mais transfigure la relation : il n’y a plus d’appropriation, mais une communion. Chaque deuil est unique. L’approche des phases du deuil privilégiée ici n’est pas la seule. Il est possible de décomposer autrement le processus du deuil, par exemple en quatre étapes psychologiques suivies de quatre étapes spirituelles.
Préambule 17 La purification de la foi Ces différentes phases psychiques et émotionnelles peuvent s’accompagner d’un processus intérieur que la tradition chrétienne a nommé la « purification de la foi » : malgré une vie de foi qui s’appuyait sur la confiance en Dieu, soudain, l’épreuve du deuil fait perdre tout repère intérieur. Le « Dieu » sur lequel on comptait ne se montre pas tel qu’attendu. On éprouve intérieurement son absence ; on se révolte contre son silence et son impuissance apparente. Cet état intérieur fait partie du processus naturel de la foi : toutes nos représentations de Dieu, que l’on soit croyant ou non, sont nécessairement inférieures à sa réalité ; toutes nos définitions de Dieu sont inaptes à dire qui il est vraiment ; elles doivent donc être purifiées de tout ce qui n’est pas conforme à l’être de Dieu. En conséquence, la purification de la foi, sa remise en cause parfois profonde, fait partie de la croissance spirituelle. L’expérience du deuil fait partie des moments favorables à une telle purification. Et, potentiellement, à une telle croissance. La vie spirituelle chrétienne passe nécessairement par la confrontation au scandale et au mystère de la croix. Dans la contemplation du Dieu crucifié avec nous et pour nous, la foi pourra trouver un puissant secours et des forces neuves.
123 Table des matières Introduction générale..................................................................................................... 3 Accompagner les personnes en deuil : une responsabilité de toute l’Église………………………………………………………………………………………………………5 Contenu du présent livret............................................................................................7 Préambule : Le processus du deuil................................................................... 9 Les différentes étapes possibles du deuil : le choc et le déni, la douleur et la colère, le marchandage, la tristesse et la dépression, l’acceptation, la reconstruction et la transformation du lien dessinent un chemin qui n’est pas sans portée spirituelle. Le choc et le déni… ……………………………………………………………………………………………11 La douleur et la colère……………………………………………………………………………………12 Le marchandage… ………………………………………………………………………………………………12 La tristesse et le vécu dépressif………………………………………………………………13 L’acceptation… ………………………………………………………………………………………………………14 La reconstruction… ……………………………………………………………………………………………15 La transformation du lien… …………………………………………………………………………16 La purification de la foi…………………………………………………………………………17
124 Partie I : L’accompagnement dans le deuil............................................ 19 La pédagogie du Christ auprès des disciples d’Emmaüs ouvre un chemin d’accompagnement : faire route ensemble, favoriser l’expression personnelle, proposer la contemplation de la croix, offrir des rites de communion, revenir pour témoigner. Faire route ensemble… ………………………………………………………………………………… 20 Favoriser l’expression personnelle… ……………………………………………………22 Pour bien vivre l’écoute…………………………………………………………………………24 Proposer la contemplation de la croix… ……………………………………………25 Offrir des rites de communion… …………………………………………………………… 28 Revenir pour témoigner…………………………………………………………………………………32 Partie II : Ressources bibliques.......................................................................... 35 Des textes bibliques peuvent aider à différents moments de l’accompagnement à éclairer l’expérience du deuil par l’écoute de la Parole et le dialogue avec les Écritures. I. Traverser les ravins de la mort… ………………………………………………… 36 II. Contempler le mystère de la croix… ……………………………………………43 III. Accueillir la bonne nouvelle de la résurrection du Christ……………………………………………………………………………………………………………51 IV. Vivre dans l’espérance……………………………………………………………………………55 Partie III : Prier avec les personnes en deuil...................................... 63 Différentes prières courtes ou temps de prière plus complets sont à partager, à vivre avec les personnes en deuil en fonction des circonstances du décès ou du moment. Prières à offrir………………………………………………………………………………………………… 64 Prière pour une personne morte brutalement… ……………………… 64
125 Pour un conjoint… …………………………………………………………………………………………… 65 Pour nos parents……………………………………………………………………………………………… 65 Pour des proches……………………………………………………………………………………………… 66 Pour notre enfant… ………………………………………………………………………………………… 66 Pour un enfant qui n’a pas reçu le baptême… ………………………………67 Pour un enfant de proches… ………………………………………………………………………67 Pour un enfant mort-né…………………………………………………………………………………67 Prier ensemble… ……………………………………………………………………………………………… 68 – Juste après le décès –… …………………………………………………………………………… 68 – Au lieu d’inhumation –… ……………………………………………………………………………74 – Pour/avec les personnes en deuil –… ……………………………………………81 Liturgie des heures pour les défunts………………………………………… 82 Prières extraites du Missel romain… ……………………………………………93 Partie IV : Prier avec les saints........................................................................... 95 Une prière d’intercession, personnelle ou partagée, pourra s’élever en union avec celles et ceux qui nous ont précédés dans le deuil et dans le Royaume. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus………………………………………………… 96 Saint Jean-Paul II… ……………………………………………………………………………………97 Saints Louis et Zélie Martin… ………………………………………………………… 98 Saint Carlo Acutis… ………………………………………………………………………………… 99 Autres ressources....................................................................................................... 101 Chants......................................................................................................................................... 102 Textes à méditer… ……………………………………………………………………………………………109 Marie-Noël, Berceuse de la Mère-Dieu… …………………………………109
126 Charles Péguy, Le Porche du mystère de la deuxième vertu… …………………………………………………………………………110 Mère Alice-Aimée Marin, carmélite… ………………………………………111 Pasteur Laurent Drelincourt, Sonnets chrétiens………………112 Chanoine Henry Scott Holland, extrait du sermon Death, the King of Terrors… ………………………………………………………………112 Anonyme (auparavant attribué à Ademar de Barros)……115 Anonyme (attribué à William Blake)…………………………………………116 Questions pratiques … …………………………………………………………………………………117 Bibliographie… ……………………………………………………………………………………………………121 Table des hymnes… …………………………………………………………………………………………121
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